Boxe birmane et muay thai

Ci-dessous un lien vers un site où vous pourrez visionner des vidéos!
http://www.thaing.net/Kachinthainghome.html
Différence entre Boxe Thai et Boxe Birmane :
Les combats de boxe birmane se déroulent en 5 rounds de trois minutes, les combattants s'affrontent sans gants mais avec des bandages aux mains et tout y est permis quasiment : coup de genou, coup de coude, poings, pieds, projection étranglement et même coup de boule. La musique est encore plus hypnotique qu'a Lumpini a Bangkok car en plus des rythmes aigus, il y a un commentateur qui insulte les combattants et challenge leur masculinité s'ils ne se battent pas bien...
Les combats sont d'une intensite incroyable, les combattants prennent probablement des amphetamines ou du yaba pour supporter tellement de coups et toujours se relever.
Art martial birman, utilisant surtout des techniques de self-défense, soit sans arme (bando), soit avec armes (banshay). Il comprend également :
- de la lutte au sol (naban)
- de la boxe birmane (bama lethwei)
- et le développement du MMA (mixte martial art) et le combat libre
Ces 3 disciplines sont développées dans leurs richesses et dans leurs techniques traditionnelles et ancestrales avec l'aide de M. FESCHET.
La boxe birmane est un style proche de la boxe thaï. Les boxeurs ne portent pas de gants lors des combats comme dans ong bak , quand ils combattent sur le ring en birmanie. Chaque ethnie possède un style qui lui est propre.
LES ORIGINES
Les origines du Thaing sont très anciennes, et
remontent très certainement à plus de deux milles ans, avec un
enseignement dispensé à la base par des moines experts en techniques de
combat.
La boxe birmane était notamment, sous les divers empires birmans,
une activité très prisée, tout à la fois par le peuple et les princes. La
naissance du Bando moderne tel qu'on le pratique aujourd'hui remonte aux années
1930. Il est le fruit du travail d'une poignée d'officiers gurkhas de
l'armée impériale britannique qui souhaita restaurer et codifier la
pratique des anciens arts martiaux birmans. Ainsi naquit sous l'égide de U
Ba Than (Gyi) en 1946, le National Bando Association (NBA), puis en 1958 l'International Bando
Association (IBA).
Bien sûr, comme tous les arts martiaux, le Thaing a reçu des
influences de ses pays frontaliers :la Chine, l’Inde, et les pays avec lesquels la Birmanie a eu des
temps d’histoire communes (Tibet, Népal, Angleterre...).
LA PRATIQUE DANS LE MONDE
Le Bando est très pratiqué dans le monde asiatique avec
plusieurs centaines de milliers de pratiquants, ainsi qu'en Amérique du Nord où
il connaît une forte audience ; cela en raison de l'exil aux Etats-Unis,
depuis la fin des années cinquante, du fils du rénovateur des arts martiaux
birmans, grand maître actuel du système, U Maung
Gyi. Depuis 1958, le Bando
était régi par différentes fédérations internationales ou continentales, la
plupart dépendant de l'IBA:
- L'American Bando Association en Amérique du Nord (ABA) née en 1962
-La Fédération
Européenne de Thaing Bando (FETB) créée en 1990
-La World Bando Association en Asie (WBA)
-La All Burmese Martial Art Federation en Birmanie (ABMAF).
LES
DIFFERENTES DISCIPLINES
La pratique des différentes disciplines du
système martial birman est extrêmement codifiée. L'acquisition et la
transmission des gestes techniques s'effectuent notamment par le biais de
l'assimilation de matrices de base (pieds, poings, blocages, déplacements…) et
de formes [sorte de combat imaginaire codifié contre un ou plusieurs
adversaire(s)] ; qui permettent par ailleurs de développer la
concentration, le travail sur l'énergie et les qualités physiques.
Le travail à mains nues (Bando ou
self défense) utilise une pratique axée sur l'observation des
animaux. Les techniques se déclinent ainsi sous neuf
variations animales principales : aigle, buffle, cobra, panthère, python,
sanglier, scorpion, tigre et vipère, qui peuvent correspondrent plus
ou moins aux morphotypes et aptitudes des pratiquants. Le Bando peut se
pratiquer dans une optique de self-défense et de travail sur l'énergie
avec l'acquisition de formes internes (pratique douce similaire à
celle développée dans les arts martiaux chinois). Très efficace et très
complet, il allie toutes sortes de techniques (circulaires, de
percussion, de saisies, de projection et de soumission).
La pratique des armes
(Banshay) est réservée aux plus expérimentés. Notamment,
l'apprentissage du sabre exige d'avoir plus de 18 ans et un niveau
équivalent à une ceinture verte. L'apprentissage passe, là encore, en
partie par l'acquisition de "formes". L'arme spécifique du Banshay
est le dha, et l'arme emblématique est le kukri népalais, le
sabre court des guerriers gurkhas. Les autres armes sont la lance, les
bâtons longs, moyens et courts, la canne et le fléau. Après l’apprentissage
des armes traditionnelles un pratiquant du Thaing doit être capable d’employer
presque n’importe quel objet comme une arme.
L'activité pugilistique (Lethwei)
peut être pratiquée en loisir ou en compétition.La Boxe birmane étant très
complète, elle permet à la plupart des athlètes de club de participer aux
compétitions officielles des autres fédérations de boxes pieds-poings.
Nombreux obtiennent d'excellents résultats et certains ont su d'ailleurs
s'illustrer par le passé tant au niveau national qu'international. Pour les
enfants, une pratique en light-contact (assaut à la touche
contrôlée) avec protections (casque intégral, gros gants, plastron,
protège-tibias/pieds…) est développée. La Boxe birmane est une boxe ancestrale
particulièrement complète qui associent les techniques de percussions aux
projections et au travail à mi-distance (coudes, genoux, tête).
La
Lutte birmane (Naban)
permet quant à elle une approche complète du travail au sol et du
corps à corps, avec l'apprentissage des techniques de projections, de
contrôle et de soumission (clefs, strangulations, points de pression et
pincements). C'est une activité très physique, qui constitue la continuation
logique du combat à mi-distance.

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