Kung-fu Wu-Shu Rouen

Kung (Gong) = Travail Fu = Maîtrise Wu = Bravoure Shu = L'art

Les origine des arts martiaux en Chine e shuai-jiao et shoubo sont les premiers arts-martiaux de chine et ont contribué à l'evolution des techniques de combat du kung-fu

  • i Kung-fu est entré dans le langage courant pour désigner les Arts Martiaux Chinois, le terme complet est «

KUNG-FU WUSHU »

Shaolin // Shao = peu de = Petite Lin = Forêt

« Tous les arts martiaux sous le ciel viennent de Shaolin » est-il écrit dans le Jian Hu Ji un ouvrage connu de la dynastie Qing (1644 -1911).

A la fin du V° siècle, un moine venu d'Inde nommé BATUO, voyage en Chine pour y prêcher le bouddhisme.

Il s'installe dans la province du Henan, dans un monastère situé dans les Monts Song ; c'est le premier temple de Shaolin. Plus tard, un autre moine indien, DAMO (ou Bodhidharma = l'illuminé), arrive à Shaolin. Après 9 ans de méditation dans une caverne des Monts Song, il initie les moines au bouddhisme Chan (Zen en Japonais) ainsi qu'à une série de mouvements afin d'améliorer leur conditions physique.

Au fil du temps, l'étude des techniques d'attaque et de défense des animaux, puis celles des combattants laïques réfugiés à Shaolin lors des conflits féodaux ou dynastiques, produisent un Art Martial complet, aussi bien à mains nues, qu'avec armes. L'ordre de Shaolin se développe et d'autres monastères voient le jour dans différentes provinces de l'Empire du Milieu. Mais au cours de l'histoire tumultueuse dela Chine, ils sont tous détruits. Le moins endommagé,le premier du Henan, est restauré à partir des années 50. Dans les années 80, une communauté de moines y a repris l'étude du bouddhisme Chan et de l'Art Martial de Shaolin.

La boxe de Shaolin

  • Considéré comme le coeur des arts martiaux chinois, le temple de Shaolin, situé dans le canton du Henan, a été fondé en 527 après JC. Le temple n'a pas eu tout de suite sa vocation martiale. Un moine indien connu sous le nom de Boddhi Darma voir les deux photos ci-dessus (Tamo en chinois) arriva au temple dans les années qui suivirent la fondation du temple et trouva les moines d'alors dans une piètre condition physique. Il créa 18 mouvements inspirés par la nature et les animaux qui devaient être pratiqués quotidiennement afin de conserver une bonne forme physique. Avec le temps et la tradition martiale chinoise ces mouvement furent développés pour créer le style de Shaolin et les nombreuses boxes qui le composent.
  • On considère la Chinecomme le berceau des arts martiaux en Asie, la tradition martiale dans ce pays remonte à environ 3000 ans avant JC. Dans ce contexte unique, de nombreux arts martiaux ont vu le jour au fil des siècles et on répertorie aujourd'hui plus de 400 styles de Kung Fu différents. Il peut être difficile de s'y retrouver dans la foule des techniques existantes. Nous allons essayer de décrire ici les différentes familles d'arts martiaux existantes et, dans les grandes lignes, d'expliquer les caractéristiques principales de chacune d'entre elles.

    Quelques unes de ces techniques de boxes ont été importées par le Japon, via l'île d'Okinawa, qui fut longtemps chinoise, et ont évolué pour donner les différents styles de karate-do (空手道, kong shou dao en chinois, voie de la main nue), ou le kobudo, son pendant armé.

    Les Arts Martiaux internes et externes

    Le Kung Fu peut être divisé en deux grandes familles qui sont les arts martiaux internes et externes. Tout le monde connaît aujourd'hui les images de ces personnes de tout âge s'exerçant au Tai-Chi, art interne, dans les parcs chinois. Les arts martiaux internes se caractérisent par des mouvements lents et une pratique axée sur la recherche des sensations et des énergies. Les arts martiaux externes, comme le Kung Fu, sont axés sur une pratique plus énergique, plus physique (coups rapides, force, sauts.). Certains opposent ces deux pratiques. A tort, puisque si elles sont très différentes dans la forme, elles n'en restent pas moins similaires sur le fond et dans la finalité : une recherche d'équilibre et de santé. Elles sont complémentaires.

    Il ne faut pas confondre ces arts externes (axés sur la dureté et la rigidité du corps) et les arts internes (considérant le corps comme une enveloppe souple et composé d'une multitude d'articulations, et devant donc dépasser la force brute) comme le taiji quan.

    Même en occident cet art martial n'est pas seulement une boxe, mais aussi une philosophie, une manière d'être et de penser, une médecine, une profession et même une religion selon son avancée dans la pratique et l'enseignement de son maître

    La boxe du sud et du nord

    Quand on évoque les Kung Fu on en arrive inévitablement aux écoles du Sud et du Nord. Dans un pays aussi vaste que la Chine il était inévitable que les différences géographiques et culturelles influent sur les formes de pratiques martiales. Les boxes du sud se caractérisent par des mouvements courts et puissants ainsi que par des positions très ancrées, les coups de pieds hauts et les sauts sont peu nombreux. Au contraire, les boxes du Nord sont souvent perçues comme plus aériennes, plus gymniques. Les techniques de bras sont longues, les coups de pieds sont hauts et les techniques de saut sont fréquentes. Bien entendu, les différences entre ces deux types de boxes ne sont pas exhaustives. Les échanges entre les deux courants ont été nombreux. La boxe "Choy Lee Fut", par exemple, est réputée pour utiliser les techniques des deux courants.

    Les boxes comportementales et animales

    Au delà des techniques "simples" de boxes poings/pieds communes à beaucoup d'arts martiaux, les arts martiaux chinois sont fameux pour leurs techniques qui s'inspirent des mouvements des animaux. Il serait vain de citer ici tous les animaux qui ont inspiré les maîtres chinois au cours des siècles, on retiendra les plus célèbres : le singe, le tigre, la grue, l'aigle et le serpent. Les boxes comportementales, comme l'indique leur nom, s'inspirent de comportements particuliers. La plus célèbre, immortalisée au cinéma, étant la boxe de l'homme ivre qui s'inspire, bien entendu des mouvements d'un homme en état d'ébriété.

    Les Armes

    • es armes utilisées dans le Kung Fu sont presque aussi nombreuses que les styles existants. Elles peuvent être rassemblées en quatre grands groupes : les armes courtes (sabre, canne), les armes longues (comme le bâton, la lance), les armes articulées ou souples (fouet, chaîne) et les armes rigides (hallebarde). Ces groupes ne sont pas définitivement séparés. En effet, ces armes appartiennent à plusieurs groupes en même temps comme le tri-bâton qui est une arme longue et articulée et le sabre qui est une arme rigide et courte. Une arme peut aussi appartenir à plusieurs styles de boxe. Chacune se singularisant par des techniques propres à un style (nord ou sud, interne ou externe, animal ou comportemental) comme l'épée ivre (boxe de l'homme ivre) et l'épée du Tai-chi ou encore le bâton ivre et le bâton du singe.

    Les styles

    Parmi les 400 styles de kung fu, on peut noter :

    Bai he quan 白鹤拳 Boxe de la grue blanche, boxe du sud de la chine, inspiré des styles tibétains

    • inh-Dinh : Boxe sino-vietnamienne (donc style du sud), mouvements courts et efficaces, déplacements en zigzag, frappe dans le déplacement ; peu connue en France.
    • Chang quan 长拳 Long poing (boxe inspirée du shaolin du nord (bei shaolin quan))
    • Hoa Linh BacTru QuyenTechnique de la flamme sacrée
    • Hou quan 猴拳 Boxe du singe
    • Hung gar (littéralement "boxe de la famille Hung", boxe du tigre et de la grue, tibétain, ayant inspiré la grue blanche)
    • Jun fan (cantonais)
    • pak mei boxe sourcil blanc
    • pek kwarboxe mains tranchantes
    • Tang lang quan Boxe de la mante religieuse
    • Tang Long Hu Shi Style du tigre et de la mante religieuse
      • o-Lam : A la fin de sa vie, Bodhidharma créa sur le Mont Tung Son l'institut d'enseignement des vertus et techniques du Võ-Lâm.
    • Wing Chun (littéralement "boxe du printemps radieux)
    • Yihe Quan
    • ying quanboxe des serres d'aigle
    • Zui quan 醉拳 Boxe de l'homme ivre
    • Choy Lee Fut.
    • Kejia Quan :Boxe de la famille des Hakka.

    Techniques communes aux différents styles

    Postures de base

    • vertissement :Les postures décrites ci-dessous sont pratiquées dans plusieurs styles enseignés en Europe. Il est cependant possible qu'il existe des variantes d'une école à l'autre, tant dans le nom de la posture, que dans la posture elle-même. Aussi les noms et descriptions des positions suivantes ne sont-ils présentés qu'à titre indicatif.
    • Le Héron (Ti Xi) : posture sur une jambe, genou relevé haut, pointe du pied tendue, buste vers l'avant ou de trois quarts. 100% du poids repose sur la jambe arrière. Cette position permet de frapper du pied très rapidement.
    • Le Cavalier (Ma Bu): jambes écartées de part et d'autre du corps, pieds parallèles, genoux pliés, buste vers l'avant. 50% du poids repose sur chaque pied.
    • Le bassin ne doit pas basculer vers l'arrière. C'est la position la plus stable.
    • Le Pas en arc, ou Arc et Flèche (Gong Bu): Jambe avant pliée, jambe arrière tendue, buste vers l'avant. Suivant les styles, l'angle des pieds par rapport aux jambes peut changer. 70% du poids repose sur la jambe avant. Position offensive, qui permet de frapper du pied et du poing rapidement.
    • Le Pas rasant (Pu Bu): la jambe avant est tendue, la jambe arrière pliée. Le buste est tourné de 90° par rapport à la position précédente. 70% du poids repose sur la jambe arrière. Position défensive et d'esquive.
    • Le Pas vide (Xu Bu): La jambe arrière est pliée (le pied, le nombril et la tête forme une ligne), la jambe avant est légèrement posée sur la pointe. Le buste est tourné vers l'avant. 80% du poids sur la jambe arrière. Position permettant de frapper rapidement du pied, d'esquiver ou de se replier.
      • e Dragon (Sie Bu) ou Pas Assis : Jambe avant légèrement pliée, pied tourné à 90°, jambe arrière légèrement pliée, pied sur la pointe. Le buste est effacé de trois-quart. Le genou arrière doit être exactement au-dessus du talon avant. 80% du poids repose sur la jambe avant. Position d'attaque, permettant d'armer un coup de pied, ou de changer d'axe.
    • La Chèvre : position typique du Wing Chun, variante de la position du Cavalier. Les pieds sont légèrement écartés (largeur des épaules), les genoux légèrement rentrés vers l'intérieur. Position stable, permettant de mobiliser rapidement bras et jambes en corps à corps.

    Un entraînement couramment pratiqué consiste à marcher en passant d'une posture à l'autre, les jambes d'appui fléchies au maximum.

    Il existe d'autres postures, mais elles sont soit utilisées comme exercice de musculation, soit spécifiques à certains styles.

    L'intérêt de la posture est multiple :

    • Renforcer les muscles, os et articulations des jambes (et même le reste du corps) afin de frapper et d'être frappé sans blessure.
    • - Permettre des déplacements rapides dans toutes les directions, en exposant le moins possible ses points vitaux.
    • - Mettre le corps dans des positions optimales pour enchaîner les techniques offensives et défensives.
    • - Forger la volonté en tenant longtemps la même posture.
    • es douze postures du style Binh-Dinh : Homme, Cavalier, Arc-et-flèche (ou Panthère), Moine-en-garde, Moine-assis, Épée, Tigre, Serpent, Ours, Oiseau, Cigogne, Singe.

    Respiration

    Comme dans tous les arts martiaux, la respiration est primordiale dans le kung fu. Suivant les écoles ou philosophies (Bouddhiste ou Taoïste par exemple), les façons de respirer peuvent être différentes, mais toutes s'accordent cependant sur l'importance de la respiration ventrale et sur l'importance de souffler en frappant et en bloquant (pouvant différer des théories de certains arts internes). Certaines écoles insistent sur l'importance, en combat, d'écouter la respiration de l'adversaire, afin de le frapper lorsqu'il inspire. Ces mêmes styles recommandent aux combattants de masquer leur propre respiration. D'autres styles au contraire insistent sur l'importance de libérer son chi (Qi) avec le plus de violence et donc de bruit possible, à l'instar du karate.

    Certains exercices de respiration permettent en outre au praticant de renforcer ses organes internes (poumons, coeur, etc.).

    Théorie du coup

    Comme nous l'avons vu plus haut, le kung fu est un art martial externe qui considère le corps comme un solide. Le but principal du coup est donc de briser ce solide. Pour se faire, le pratiquant devra durcir les zones de frappe de son corps, mais aussi durcir ses points faibles en prévision des coups qu'il recevra. Pour cela, la plupart des styles dispose de techniques dites de la « chemise de fer », ou Qi Gong.

    Les frappes de la main

    Le coup est majoritairement porté de la main (ouverte ou fermée) ou du pied. Un coup de poing pour être efficace doit être lancé par un mouvement de rotation de jambes. Le pied, puis la hanche tournent, donnant de la vitesse et donc de la puissance au bras qui terminera le mouvement.

    Les frappes du pied

    Le kung fu est réputé pour ses coups de pieds complexes et spectaculaires, bien que tous les styles n'exploitent pas toutes ces techniques. Contrairement au karate, qui se pratique pieds nus, le pratiquant de kung fu porte des chaussures. Les coups se portent donc plus avec la plante du pied, la tranche ou le talon qu'avec le bol du pied.

    Les frappes des autres parties du corps

    En Kung-Fu on peut aussi frapper avec les coudes, genoux, doigts, tête, postérieur, toutes articulations et même mordre. Ces techniques s'apprennent mais ne doivent servir qu'en cas de stricte nécessité dans la rue. C'est le principe originel de l'art martial.

    • e kung-fu hung-gar se pratique pied nus pour plus de légèreté...

    Les armes du kung fu

    La Chine est un pays où les guerres ne se sont arrêtées que pour laisser la place aux rébellions. Il est donc logique que les armes les plus diverses soient apparues dans ce pays, et ce bien avant l'invention du kung fu en lui-même.

    Les chinois se sont servis des armes pour faire la guerre mais aussi comme moyen de musculation (c'était un complément à l'apprentissage du kung fu).

    On peut supposer que l'adjonction d'armes dans le kung-fu (dans le sens d'« art martial externe chinois ») s'est fait tout naturellement par fusion d'arts martiaux plus anciens utilisant des armes. Par la suite, la maîtrise d'une arme est devenue un bon moyen d'accéder à une maîtrise de soi plus complète.

    Les armes des arts martiaux anciens

    Il existe 18 armes classiques, utilisées dans les armées du Moyen Âge chinois sur le champ de bataille. Elles sont les ancêtres de toutes les armes pratiquées actuellement au sein des arts martiaux chinois.

    Remarque linguistique : les noms qui suivent sont ceux utilisés dans l'une des formes de Kung Fu. Il existe beaucoup de noms différents pour une même arme, de par la richesse linguistique de la chine.

    • Mao : lance, avec ou sans crocs.
    • - Chui : Masse d'armes qu'il était possible de lancer.
    • - Gong : arc.
    • - Nu : arbalète (très ancienne en Chine).
    • - Chong : vouge ou fauchard (lance équipée d'une longue lame).
    • - Bian : épée à lame très souple et ondulée, utilisable comme un fouet d'acier. Éventuellement équipée de sections, elle peut être comparée aux fléaux ou nunchaku.
    • - Jian : 2 types d'épées à double tranchant et à deux mains. Soit la section en était carrée, voit elle était plus large au niveau de la pointe que vers la garde.
    • - Lian : chaîne lesté
    • - Yue : guisarme. Hache garnie d'une pointe.
    • - Ge : Lance courte.
    • - Ji : hallebarde.
    • - Pai : bouclier.
    • - Bang : bâton d'arme, ferré.
    • - Qiang : fourche de guerre.
    • - Pa : râteau équipé de lames acérées.

    Tout guerrier digne de ce nom se devait de maîtriser ces armes. Il s'agissait bien de technique guerrière, et pas d'une voie d'accomplissement personnel des arts martiaux actuels.

    Les armes des arts martiaux actuels

    Bien que chaque style ait ses armes favorites (par exemple le couteau papillon pour le Wing Chun), on retrouve souvent les armes suivantes, d'un style à l'autre :

    • le bâton long ;
    • - l'épée ;
    • - le sabre chinois (avec ou sans anneaux).

    Ces armes sont les bases permettant de maîtriser toutes les autres armes, voire de transformer n'importe quel objet en arme.

    Il existe bien sûr toute une foule d'armes plus ou moins exotiques, plus ou moins improvisées par un peuple cherchant à se défendre avec ce qui lui tombait sous la main. En voici une liste non exhaustive :

    • la lance ;
    • - la hallebarde (lance permettant de piquer et de trancher) ;
    • - la masse ;
    • - le sabre chaîné (sabre manié par une chaîne fixée à sa poignée) ;
    • - les sabres jumeaux (deux dans le même fourreau) ;
    • - les couteaux papillons (deux courts sabres, utilisés pour le Wing Chun, à ne pas confondre avec les couteaux papillons philippins) ;
    • - le bourdon (gros bâton lesté, très apprécié par les moines d'autrefois) ;
    • - le tabouret ou le banc ;
    • - l'écharpe lestée (une arme de tueur à gage) ;
    • - la chaîne (à maillons, à section, lestée ou non)
    • - l'éventail (généralement en fer).

    Restent les nombreuses armes de jets, moins prisées car moins nobles (elles peuvent être utilisées à distance).