Tai Ji Quan "style Chen"

Le style Chen est le plus ancien et le
Parent des cinq styles
traditionnels de tai-chi-chuan. Il est le troisième style en
termes de popularité mondiale. Le style de la famille Chen se caractérise par
ses postures plus basses, ses « enroulements de soie » (chan si
jin) et ses éclats explosifs (fa jin).
Le Tai ji quan contemporain
tire sa source du style Chen de Chenjiagou
Le fondateur reconnu du style Chen est Chen Wangting (1600 –1680), originaire
du village de Chenjiagou dans la province du Henan.
Le style Chen est basé principalement sur le
travail de deux Taolu (enchaînements) à mains nues :
Di yi lu et Er lu
Di yi lu contient deux versions :
Lao jia (ancienne forme)
Xin jia (nouvelle forme) créée par Chen Fake
Les maîtres contemporains sont Wang Xi'an, Chen Zheng Lei, Chen Xiao Wang, Zhu
Tian Cai et autres).
Le taiji
quan de style Chen est le plus ancien et le parent des cinq styles
traditionnels de tai-chi-chuan.
Il est le troisième style en termes de popularité mondiale. Le style de la
famille Chen se caractérise par ses postures plus basses, ses
« enroulements de soie »
(Shansi jing) et ses sorties de force
(fa jing).
Les origines
Le fondateur
généralement reconnu serait Chen
Wangting (1600 - 1680).
Il vécut au
milieu du xviie siècle
dans le village de Chenjiagou (district deWenxian,
province du Henan en Chine).
Le nom du style
est emprunté à la famille Chen.
On considère en
effet que le style Chen est à l'origine du tai-chi style Yang.
Le tai-chi style Wu est
un descendant du Yang et le tai-chi
style Sun est un descendant du Yang et du Chen.
La pratique du style Chen
La pratique du
style Chen est basée principalement sur le travail de deux Taolu (enchaînements)
à mains nue.
Di yi lu -
1er enchaînement (en 74 mouvements)
er lu -
2e enchaînement (ou pao chui - poings canons)
L'enchaînement se
compose des mêmes mouvements et la gestuelle est très voisine, mais l'utilisation
(applications martiales) des mouvements est souvent très différente.
Plus tard on
pratique aussi le tuishou, (les mains collantes) et des armes.
La
pratique du style Chen au sein de l’association Huang di
La première forme de mouvement que nous allons travailler est le shansijing. C’est un mouvement souple, circulaire, spirale et plutôt lent.
L’expression littérale du shansijing c’est la « force qui s’enroule
comme le fil de soie ».
Nous
travaillerons de manière progressive la forme LAOJIA du Style Chen,
Forme ancienne en
76 mouvements.
Le style Chen est à l'origine du tai ji style
Yang. Le tai jii style Wu est un descendant du Yang et le tai ji style Sun est
un descendant du Yang et du Chen.

Créé au cours du XVIIe siècle dans
la province chinoise du Henan, le Taiji Quan style Chen a une origine difficile
à déterminer avec exactitude. Son créateur, Chen Wangting, était un militaire
de carrière et expert en arts martiaux.
Les sources historiques sur le style Chen sont
difficilement vérifiables avant 1600 : on place donc communément à cette
période la fondation du Taiji Quan par Chen Wangting (陳王廷), dont la famille
aurait pratiqué un système d'arts martiaux uniques à l'époque.
A partir de quelle base cet art se développa jusqu'à devenir ce qu'est
aujourd'hui le style Chen ? Impossible à dire, ce qui permet encore aujourd'hui
aux légendes sur Zhang Sanfeng de
garder une petite part de plausibilité.

Le premier de tous les Taiji Quan
Néanmoins, le fait que toutes les branches
ou presque du Taiji Quan se présentent comme
descendantes du style Chen est la meilleure preuve de sa légitimité. Celle-ci
est confirmée par les sources historiques les plus fiables.
Le fondateur communément accepté est donc Chen Wangting (1600-1680). Il vivait
à Chenjiagou, dans la
province du Henan, et était chef de garnison militaire sous la dynastie Ming.
Avant lui, la famille Chen aurait déjà possédé un art martial familial, mais
les sources écrites nous manquent sur ce sujet... C'est à la fin de sa carrière
qu'il aurait créé son propre système : une synthèse de techniques d'arts
martiaux acquises par son expérience militaire et des techniques de santé
inspirées du daoyin (ancêtre du Qi gong) et des
théories de la médecine traditionnelle chinoise.
Le style créé par Chen Wangting emprunte aujourd'hui le nom de famille de ce
dernier, ce qui est un phénomène classique dans le Taiji Quan, et que l'on
retrouve aussi dans le Bagua Zhang
La seule version qui conteste l'hypothèse
du style Chen comme la première forme de Taiji Quan est l'histoire mythique
attribuant la paternité de l'art martial à Zhang Sanfeng.
Cette légende, qui a fait la réputation du Mont Wudang notamment, n'a aucune
réelle confirmation historique. On présente parfois Zhang Sanfeng comme celui
qui aurait donné l'impulsion au développement des Nei Quan (Boxes dites
inernes), tandis que Chen Wangting aurait créé le premier système qui allait
devenir la base des différentes boxes Taiji.
C'est un élève de Zhang Sanfeng, Wang Zongyue (王宗岳), qui aurait transmis l'art
de
Définition du
terme Taiji Quan
Le nom de cet art martial signifie
littéralement
Il ne faut donc pas confondre le réel nom du Taiji Quan (la référence au Faîte
Suprême, le principe de la double polarité yin-yang) avec Tai Chi -une mauvaise
transcription- ou Tai Qi -Qi faisant ici penser à l'énergie vitale-.
Les transcriptions comme Tai Chi Chuan ou Tai Chi Quan sont aujourd'hui
beaucoup plus populaires à l'échelle mondiale, mais ne correspondent pas au
système officiel adopté par
Qu'est-ce que le
Taiji Quan ?
De nombreux clichés entourent le Taiji
Quan, comme le fait qu'il s'agirait essentiellement d'une gymnastique pour les
personnes âgées, et que tous ses mouvements devraient être exécutés le plus
lentement possible et en douceur...
Ainsi, il n'est pas rare de trouver des descriptions sur le sujet qui parlent
du Taiji Quan comme d'une branche de la médecine traditionnelle chinoise.
Si dans les faits, cet art martial est réputé pour ses vertus thérapeutiques,
il n'en reste pas moins une discipline développée pour le combat.
Aujourd'hui, il est courant de classer
Une famille d'arts
martiaux
Plus qu'un art martial, le Taiji Quan est
un ensemble de styles, eux mêmes divisés en variantes, dont les noms
proviennent des familles d'origines. Chacune des écoles, malgré des mouvements
et principes communs, a développé ses propres spécificités.
Les préjugés sur le Taiji Quan évoquent exclusivement de gestes lents, mais des
mouvements explosifs et rapides existent, à l'image de ce que l'on voit dans le style Chen.
L'aspect vraiment universel des différentes écoles est l'alternance entre les
techniques souples (et lentes) et les techniques plus dures (et rapides).
A partir des cinq grandes versions du Taiji Quan se sont développés multitudes
de courants. Dans ce riche ensemble, on retrouve des techniques et formes très
traditionnelles (voire archaïques) ou d'autres très modernes (à l'image du Hongpai Taiji Quan).
Un art martial
taoïste

La philosophie
du Taiji Quan est étroitement liée aux théories du Taoïsme. C'est un
art qui exige de s'adapter aux principes naturels du yin et le yanget du non
résistance (wuwei). L'une des idées de base est ainsi que la souplesse
l'emporte sur la rigidité, la douceur sur la force.
Le Taiji Quan symbolise bien une particularité importante des arts martiaux chinois:
les différentes disciplines ont été influencées par les courants de pensée qui
prédominent en Chine. Les célèbres boxes du Temple Shaolin, souvent qualifiées
d'externes car elles nécessitent un gros travail physique, ont ainsi été
baignées dans les idées du Bouddhisme Chan (ou Zen).
En revanche, le Taiji Quan comme l'ensemble des arts martiaux dits internes (Bagua Zhang, Xingyi Quan), ont
été influencés par des notions purement chinoises issues du Yi Jinget du Taoïsme.
Les vertus
thérapeutiques du Taiji Quan
Aujourd'hui, le Taiji Quan est au moins
autant pratiqué pour ses bienfaits physiques et mentaux que pour son efficacité
martiale. De ce fait, il est souvent associé à tort à la médecine
traditionnelle chinoise.
Cette interprétation n'est qu'un amalgame fait avec le Qi Gong.
Simplifié par le
Parti communiste
Depuis les débuts de
Le but, en créant un tel enchaînement, était de rendre le Taiji Quan accessible
à un plus grand nombre, notamment aux personnes âgées. Ce qui donne aujourd'hui
une situation paradoxale : le Taiji Quan est principalement représenté à
l'échelle mondiale par une forme qui correspond peu à sa réelle essence.
Le style Chen de Chenjiagou est l'ancêtre ou la racine des
différentes méthodes contemporaines de Tai ji quan.
Le style Yang est le plus
pratiqué dans le monde avec notamment sa forme 24 de Pékin qui est sans
doute la plus populaire de toutes les formes existantes en Tai ji quan.
Dans tous les styles de Tai ji
quan, se trouvent les notions d'arts martiaux et leurs applications diverses,
de travail interne ou d'alchimie taoïste, ainsi que les bases de la philosophie
taoïste.
Certaines personnes comparent le Tai ji
quan en tant qu'art martial avec le Gong fu (kung fu) et déclarent que le Tai
ji quan est beaucoup plus Zen. Par définition le Gong fu est beaucoup plus Zen,
puisque le bouddhisme Zen puise ses racines du Ch'an et du temple Shaolin qui
est le berceau du Gon fu et du Zen. Le Tai ji quan est avant tout taoïste. Sa
particularité est la souplesse du corps et la vigilance intérieure ; en
opposition au Gong fu qui par le travail intense du corps, préconise la
méditation Zen pour équilibrer le flux énergétique. En principe la pratique du
Tai ji quan ne nécessite pas d'adhérer à la posture du Zen, mais plutôt aux
pratiques de qi gong internes.
Le Tai Ji Quan est un style important des arts martiaux chinois. Sa théorie est basée sur le principe de « Yi Rou Ke Gang (vaincre la force en utilisant la souplesse) » et « Gang Rou Xiang Ji (La force se mélange avec la souplesse) », ce qui est également la base théorique des arts martiaux traditionnels chinois. Aujourd’hui, les pratiquants de Tai Ji Quan cherchent plutôt à entretenir et améliorer la condition physique, ou trouver l’équilibre de son esprit. C’est un entraînement à la fois physique et moral.
Les combats de « Tui Shou » servent à renforcer l’intérêt du pratiquant de Tai Ji Quan et une meilleure maîtrise de son équilibre. Les pratiquants apprennent à amortir la force de son adversaire tout en respectant les principes de « Yi Rou Ke Gang » et « Gang Rou Xiang Ji ».
C’est une méthode particulière d’entraînement.
Le Tui Shou a établi un fondement solide pour l’application du Tai Ji Quan.
Le Tai Ji Bo, basé sur le Tui Shou, a intégré en plus les mouvements de crochetage et balayage. Grâce à cette discipline, le Tai Ji Quan arrivera à un stade de sport de combat.
C’est une discipline plus spectaculaire, plus compétitive et sans danger.
Le Tai Ji Quan deviendra une
discipline de combat.